Un Jeu d'enfants

création 2008

- coréalisation - 

Théâtre de l’Épée de Bois dans le cadre du festival Un Automne à tisser, Confluences / Paris 20

de Martin Walser

texte français Bernard Lortholary

mise en scène Julie Timmerman

 

avec Aurélie Babled, Olivia Dalric, Guillaume Marquet et Pascal Martin-Granel

et les musiciens Mathieu Crouzet, Christoche Kerriche et Lucien Larquère

 

dramaturgie Adèle Chaniolleau

lumière Philippe Sazerat

costumes Dominique Rocher

musiques originales Mathieu Crouzet, Christophe Kerriche et Lucien Larquère

assistante à la mise en scène Marie Lévy

Attachée de presse Nicole Czarniak

L’Arche est agent théâtral du texte représenté.

- durée 1h25 -

1968, LE SOIR OÙ ASTI TUERA SON PÈRE.

Une maison de campagne familiale. Où se sont donné rendez-vous le fils Asti, la fille Billie, la belle-mère Irène, et le père Gérald. Huis-clos à l'issue duquel les pères meurent pour laisser la place à leur progéniture. Trois musiciens rock accompagnent cette réunion de famille. Scandent les règles du jeu. Mesurent les échanges. UN JEU D'ENFANTS.

 

Au commencement était l’ACTION. Asti et Billie instruisent le procès du père puis le condamnent. Ils se montent le coup : un parricide demande que l’on soit « entraîné et, accessoirement, assez décidé ». Viser la porte. Et quand il entre... PAN!

IL entre justement. Et avec lui la réalité du passage à l’acte. Le parricide n’est pas UN JEU D’ENFANTS.

Asti emprunte à Hamlet ses ruses, ses mises en scène, ses tergiversations, sa volonté de vengeance et sa force d’inertie. Face à lui, Gérald tente de s’adapter à la situation et parvient peu à peu, à force de détournements, à récupérer la révolte des jeunes.

Tuer le père, c’est aussi tuer une image, celle d’une société bourgeoise où la culture comme l’argent sont mis à profit pour écraser les plus faibles. La jeunesse alors s’empare des armes qui lui restent : c'est par le jeu que le parricide est finalement accompli. Les « enfants terribles » de naguère se sont faits contestataires, et leur Œdipe toujours vivace a pris une dimension politique.

 

L’auteur de Chêne et lapins angora et du Cygne noir nous invite à la valse d’UN JEU D’ENFANTS puéril, dérisoire, et en même temps profondément dramatique, à l’écriture séduisante et féroce, où il est question de passages, d’un acte à un symbole, et finalement d’un âge à l’autre.

Teaser

Photos

Crédit photo : Yuli-Sophie Garet

 

Jean-Pierre Léonardini / L’HUMANITÉ

Sur le ton poético-farfelu du Léonce et Léna de Büchner, c’était diablement enlevé, au rythme strident de trois guitares électriques, par une bande de jeunes piaffant d’énergie renouvelable.

 

Philippe du Vignal / THÉÂTRE DU BLOG

La mise en scène de Julie Timmerman est intelligente et rigoureuse, et l’on voit vite qu’elle sait diriger ses comédiens.

Presse

2008-2009

Théâtre de l’Épée de Bois - Cartoucherie dans le cadre du Festival Un Automne à tisser, Confluences / Paris 20 dans le cadre du Festival Péril Jeune. 

Dates