
Julie Timmerman
autrice, metteuse en scène et comédienne
directrice artistique d'Idiomécanic Théâtre
JOUER — Elle débute comme comédienne à l’âge de 9 ans dans Le Château de ma mère et Le bal des casse-pieds d’Yves Robert. Elle joue pour la première fois sur scène à 16 ans dans deux pièces de Nathalie Sarraute, mises en scène par François Timmerman. Après une hypokhâgne à Henri IV, elle obtient une Licence de Lettres Classiques à la Sorbonne. Elle joue ensuite au Théâtre du Campagnol-CDN sous la direction de Jean-Claude Penchenat, puis avec Claudia Morin, Marion Mirbeau et Jean-Marc Hoolbecq. Parallèlement, elle suit la formation de l’École du Théâtre national de Chaillot, puis du Studio d’Asnières. Elle entre à l'ERAC en 2002. A sa sortie, elle tourne avec Jean-Pierre Mocky et réalise une fiction radiophonique d’après une pièce de Charles-Éric Petit. Elle joue au théâtre sous la direction de Jean-Louis Benoît, Gilles Bouillon et Alain Françon. Elle travaille également sur une dizaine de fictions radiophoniques réalisées par Christine Bernard-Sugy pour France Inter et France Culture.
METTRE EN SCÈNE — Avec Idiomécanic Théâtre, qu'elle fonde en 2008, elle met en scène Un jeu d’enfants de Martin Walser, Words Are Watching You d’après 1984 de George Orwell, qui reçoit le Prix Passe-Portes 2010, Rosmersholm d’Henrik Ibsen et La sorcière d’après Jules Michelet. Puis elle se tourne vers l’écriture et monte ses propres textes : Un démocrate (création 2016), Bananas (and kings) (création 2020), Zoé et L'art d'être mon père, créations 2024 sur la bipolarité. Elle répond également à des commandes de mise en scène : Le mariage du diable, opéra comique de Gluck, avec des chanteurs antillais (2018) ; Show must go on, spectacle de clôture du programme pédagogique de l’Opéra national de Paris (2021). Depuis quelques années, elle est asociée au Théâtre La Reine Blanche où elle met en scène les 3ème et 4ème volets de la série théâtrale Les Fabuleuses d'Elisabeth Bouchaud : L'affaire Rosalind Franklin (2024) et La découvreuse oubliée (2026), avec Marie-Christine Barrault.
ÉCRIRE — Ses textes sont repérés par divers comités de lecture (Le Bureau des lecteurs de la comédie-française, Texte en cours, À Mots Découverts, le Théâtre de l’Ephémère, La Piste d’envol, Eurodram Italie, le Centre de ressources de la Comédie CDN Normandie Caen, le Festival de théâtre en français à Prague Mange ta grenouille) et édités en France chez C&F éditions, en Italie chez Editoria e Spetaccolo, et en Argentine chez Marea. Julie Timmerman répond également à des commandes d'écriture : L'affaire Pandora, commande du Théâtre du Pilier/Belfort Giromagny.
TRANSMETTRE — Passionnée par la question de la transmission, elle obtient en 2011 le Diplôme d’État d’Enseignement du Théâtre, et intervient régulièrement auprès de la jeunesse, des amateurs, et au cours de stages dans le cadre de la formation professionnelle. Elle a notamment été professeur au Cours Florent, au Studio JLMB... Dans le cadre de son association à la Scène de Recherche, elle a mis en scène les étudiants de la Nouvelle Troupe du Plateau de Saclay dans La vie de Galilée de Brecht et Les héritiers de Julien Avril, d'après Bourdieu et Passeron.
AUJOURD’HUI —
Elle se lance dans une nouvelle création, In silico, sur la manipulation des masses via les réseaux sociaux. Elle prépare également la re-création du Cabaret dionysiaque de Marion Gomar et Benjamin Laurent. Parallèlement, elle poursuit sa collaboration avec Le Théâtre La Reine Blanche en mettant en scène Les refus de Perelman de Michel Bellier, adaptation du livre de Philippe Zaouati (janvier 2027), puis La Reine messagère d'Elisabeth Bouchaud (septembre 2027). Elle devient également formatrice à la Scène Blanche.
